Monument National des Démineurs

Historique du Monument National des Démineurs

Après la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs communes voulurent honorer la mémoire des démineurs morts en service.

Des stèles furent érigées aux endroits où certains d’entre eux y laissèrent la vie. Mais il manquait un véritable mémorial à la gloire de tous les démineurs, flamands et wallons, officiers, sous-officiers, caporaux, soldats et ouvriers militaires tombés partout sur le territoire national.   

                              


Le choix de l’emplacement de ce monument s’est porté sur la commune de Stavelot. Les habitants de cette ville deux fois martyre et ceux des Cantons de l’Est furent d’ardents défenseurs du projet. Avec le soutien de la section liégeoise de la Fraternelle et de Monsieur Robert Rainotte, fervent ami et  bienfaiteur des démineurs, le Monument National des Démineurs fut érigé.

 

 

L’œuvre fut dessinée par l’architecte Albert Verschueren, grand invalide du déminage qui y a consacré son talent et y a mis son cœur de démineur.
La terrasse semi-circulaire du monument est fermée par un mur de moellons. Les armoiries des neuf provinces et les écussons des deux bataillons de déminage d’après-guerre représentant un sanglier et un hippocampe y sont apposés.
 

 

Au centre de la terrasse, une colonne massive est surmontée d’une statue. Celle-ci représente un démineur agenouillé tenant dans ses mains une mine qu’il va désamorcer. Observez l’expression de son visage : la bouche ouverte, il alerte ses voisins et leur demande de s’abriter.

En 1953, accompagné du Général-Major Sevrin et du Bourgmestre de Stavelot, Monsieur Daxhelet, Son Altesse Royale le Prince Albert inaugura le monument. Depuis, le SEDEE y rend chaque année un hommage aux démineurs décédés.



Historique du Fraternelle Royale des Démineurs de Belgique

Fondée le 22 juin 1946, suite à la dissolution des deux bataillons de déminage, la Fraternelle des Démineurs de Belgique (devenue Royale, le 16 avril 1996) a fêté en 2011 ses 65 ans d’existence !

Parallèlement à sa fondation, la création de la « marche des Démineurs » eut lieu au cours d’une représentation par la musique des Guides au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. La musique est de Maurice Motte (chef de musique de la Police de Liège) et les paroles sont du Caporal Nicolas Dupuis (1er Bataillon de Déminage).

Le 20 septembre 1953, le Monument National des Démineurs fut inauguré à Stavelot par S.A.R. le Prince Albert.
De nombreux autres monuments furent érigés en Belgique et des noms de rues font référence à notre métier.

En 1969, en plus de la solidarité entre anciens, notre association prend une nouvelle dimension en créant la section « Démineurs en Activité de Service ». Cette main tendue vers les démineurs en fonction et vers les plus jeunes va permettre à la fraternelle de rester attentive au personnel, de se rapprocher du SEDEE et de ses préoccupations.

L’action significative en ce sens fut la création en 1991, du « Fonds Esnerst George », fonds social de solidarité au bénéfice de tous les membres.

Forte de 220 adhérents, dont plus de la moitié affectés au SEDEE, notre Asbl est garante « du prestige et des intérêts moraux et matériels des
démineurs » (statuts, Art 2). Elle organise entre autres des rencontres, finance des projets, participe à la diffusion d’informations, représente les démineurs à diverses manifestations, maintient les liens entre les générations.
Elle possède son drapeau et décerne la médaille du déminage. Les couleurs de son ruban (noir, rouge, vert) rappellent les morts, le sang versé et l’espoir de renaissance suscité par les opérations de déminage, d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs.

La fraternelle, « Royal Association of the Belgian Explosive Ordnance Disposal Technicians », fut heureuse, le 30 juin 2011, d’accueillir Monsieur Thierry de Bournonville, Bourgmestre de Stavelot parmi ses membres d’honneur.